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Mardi
20 novembre 2007
Français
D'Abord Quotidien
Spécial Bordeaux
« Où il y a une volonté, il y a un
chemin »
Admettons
le, ce XIIIème Congrès du Front National des 17
et 18 novembre à Bordeaux ne se déroulait pas forcément
sous les meilleurs auspices : la déception engendrée
par les résultats électoraux du printemps dernier
a pu laisser des traces et incliner au découragement celles
et ceux qui luttent souvent depuis tant d’années
contre vents et marées. S’ajoutait à cela
la difficulté pour certains de comprendre les enjeux d’un
Congrès sans suspense, un seul candidat étant en
lice pour la présidence du Mouvement. Sans même parler
des grèves qui ont paralysé les transports en commun
et empêché beaucoup des 1643 inscrits de se rendre
à Bordeaux…Autant de handicaps et d’interrogations
qui ont été en grande partie levés. La réélection
de Jean-Marie Le Pen, les perspectives d’avenir et les grandes
lignes d’actions tracées par les dirigeants du FN,
les travaux en ateliers et en commissions, le discours de clôture,
très volontariste, du Président du Front National,
ont donné l’image d’un Mouvement qui ne baisse
pas les bras, animé d’une ardeur nouvelle dans l’épreuve,
bien décidé à reprendre toute sa place, et
plus que cela, au sein de l’échiquier politique.
C’est cette détermination qui a été
le leitmotiv de toutes les interventions des dirigeants frontistes
qui ont aussi souligné la tartufferie, l’hypocrisie
et au final, la nocivité de la politique sarkozyste, attentatoire
comme les précédentes à la souveraineté,
aux libertés, à l’identité françaises.
Démocratie directe et transparence
A
l’occasion de ce Congrès national qui correspondait
statutairement à l’Assemblée générale
du FN, a été appliqué pour la première
fois le vote direct de tous les adhérents. Le mode de désignation
du président du FN et des membres du Comité central
s’est fait selon le principe Un homme, une voix, répondant
à la volonté de démocratie directe et de
transparence des instances dirigeantes. C’est sous les salves
d’applaudissements qu’a été proclamée
dimanche la réélection de Jean-Marie Le Pen avec
97,67% des suffrages des adhérents ayant pris part au vote
(taux de participation 53,9%, bulletins blancs et nuls 2,33%).
Le Président du Front National a annoncé ensuite
la composition du Comité central, élu par plus de
la moitié des adhérents (taux de participation de
51,4%). Le nouveau Comité central a été ensuite
réuni par le Président du FN, dont les membres ont
validé à l’unanimité par leur vote
la composition du nouveau Bureau Politique. Un Bureau politique
resserré, dans un souci d’efficacité, qui
est passé de 50 à 35 membres –dont trois nouveaux
venus : Steve Briois, Edouard Ferrand et Thierry Gourlot- mais
un « BP » équilibré, dans lequel toutes
les sensibilités du Mouvement national sont représentées.
Remaniements
Comme
l’a précisé Jean-Marie Le Pen lors de son
discours de clôture, «ces réformes de structure
sont indispensables au rebond du Front National, et elles prendront
effet au plus vite après le Congrès ».En ce
qui concerne le Bureau exécutif et en dehors des fonctions
statutaires : Président, Secrétaire Général
(Louis Aliot), Trésorier National (Jean-Pierre Reveau)
, a été crée deux Vices présidents
exécutifs : « l'un, Bruno Gollnisch, est chargé
des Affaires Européennes et Internationales : du groupe
parlementaire à reconstituer au Parlement européen,
des relations avec les partis amis et plus généralement
avec les pays étrangers ; de la supervision de la Fédération
des français de l'Etranger. Il est également en
charge des CAP et du pré-gouvernement. L'autre Vice-président
exécutif, Marine Le Pen, dirigera les Affaires intérieures,
soit la Formation des cadres et des militants FN ; l’Information,
et la Coordination des services de communication ; la Propagande;
l’automatisation des procédures administratives et
l’informatisation des structures frontistes. Le Secrétariat
général reste quant à lui chargé de
l'animation, de la direction et du contrôle des fédérations.
Le Trésorier National assure la gestion et le contrôle
des comptabilités de fédérations. Il est
crée un poste de trésorier adjoint et un poste de
contrôleur des dépenses engagées ».
Outre le Président, le Secrétaire général
le Trésorier National, et les deux Vices Présidents
Exécutif susnommés, le Bureau Exécutif comprend
quatre Vice-présidents : Roger Holeindre, Alain Jamet,
Jean-Claude Martinez et Wallerand de Saint-Just, qui fait son
entrée au sein de celui-ci.
«
Un seul but : la prise du pouvoir »
Jean-Marie
Le Pen appelait de ses vœux un Congrès de reconquête.
Il a donc été entendu sans ambiguïté
aucune par les adhérents qui lui ont donné leur
blanc-seing pour mener à bien le nécessaire redressement
politique et électoral de l’Opposition nationale.
« Notre Congrès de Bordeaux doit être celui
du rebond, de la Refondation. Le Front National va montrer que
non seulement les difficultés ne l'affaiblissent pas mais
qu'au contraire, il y puise une volonté et un dévouement
plus forts. Comme l’a toujours professé notre ami
Carl Lang, « Tu dois tout au parti, le parti ne te doit
rien».En revanche, les échecs électoraux ne
doivent surtout pas nous conduire à changer de cap, voire
à emprunter des chemins sans avenir » a affirmé
le Président du FN. Louis Aliot a martelé lui aussi
la nécessité d’améliorer sans cesse
une « machine Front (qui) est en convalescence mais (qui)
est bel et bien là ! Fidèle à ses engagements
du début, et dont le combat est au cœur des préoccupations
actuelles. Un combat pour la vie, un combat de survie nationale
que seul un mouvement déterminé, cohérent
et exemplaire peut mener face à la décadence ambiante
(…). Notre structure est certes imparfaite mais elle est
un bien commun précieux qui doit être préservé
et amélioré sans cesse. « L’anarchie
est partout quand la responsabilité n’est nulle part
» disait Gustave Le Bon. C’est ce principe essentiel
qui doit être de rigueur à tous les échelons
du FN » a réaffirmé le Secrétaire général.
Marine Le Pen a insisté pareillement sur le fait qu’au
moment« où le pays connaît l’invasion
étrangère la plus terrible de son histoire, chacun
doit se reprendre, s’apaiser, retrouver la voie du compromis
national et avec lui rendre à notre famille politique son
équilibre serein (…). Il faut que les militants nationaux
à nouveaux unis sous la bannière du Front national
se sentent soudés dans l’action dans une fraternité
retrouvée (…). Il faut redonner au Mouvement sa vocation
offensive c'est-à-dire celle d’une structure qui
ne tend qu’à un seul but: la prise du pouvoir. Partout,
nous devons nous fixer un triple objectif: Recruter, Former, Implanter.
C’est sur cet ensemble de valeurs qui sont celles du réalisme
politique, de l’efficacité et de l’unité
et sur ces valeurs uniquement que se réveilleront la flamme
militante, la magie militante, la fraternité militante
». Une même volonté exprimée par Bruno
Gollnisch : « rassemblons-nous le plus largement possible,
en laissant de côtés nos désaccords, car ils
sont le plus souvent moins essentiels que ce qui nous unit. Nous
devons nous garder du pire de nos ennemis : le découragement,
sans sacrifier nos idées à la dictature du politiquement
correct, comme l’a fait inlassablement Jean-Marie Le Pen
».
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