Posté le 17 septembre 2009 | Catégorie : Europe, Interventions au Parlement Européen |
L’Europe ne pourra pas, du moins dans un proche avenir, s’affranchir de sa dépendance extérieure pour ses approvisionnements énergétiques. Il est vrai que pour alléger ces contraintes, il faut diversifier nos dépendances, tant du point de vue des sources d’énergie que de celui des pays fournisseurs. Mais franchement, je ne vois pas l’intérêt, dans une démarche plus motivée, semble-t-il, par l’hostilité à la Russie que par un souci énergétique, de se mettre sous la coupe de la Turquie, point de passage obligé de votre fameux gazoduc Nabucco, systématiquement privilégié par rapport à d’autres projets. Ce pays disposerait d’un moyen de pression considérable.
Et en ce qui concerne Desertec, je ne vois pas non plus l’intérêt de dépendre de ce qui est, pour l’instant, un projet relevant d’une initiative privée. En fait, j’estime qu’il est contradictoire de vouloir mener une politique énergétique centralisée dans les mains de la Commission en même temps qu’on livre le secteur européen de l’énergie aux acteurs privés, ce qui entraîne une hausse des prix et une réduction des prestations, et influe dans le mauvais sens sur les choix énergétiques. Et surtout, j’estime que l’énergie est une chose trop cruciale pour la laisser sous la responsabilité des fonctionnaires de la Commission ou pour l’abandonner aux appétits de profits de quelques firmes.
Posté le 17 septembre 2009 | Catégorie : Europe, Interventions au Parlement Européen |
Quand une politique mène des agriculteurs au suicide, quand elle conduit des hommes à détruire volontairement le fruit de leur travail parce que ce n’est pas pire que ce que leur offre cette politique, il est temps d’en changer.
La libéralisation de l’agriculture, en général, et du secteur du lait, en particulier, est un désastre. Combien de fois faudra-t-il répéter ici que, parce qu’elle nourrit les hommes, parce qu’elle permet l’embellissement des paysages et le maintien des populations en zone rurale, l’agriculture ne peut pas être considérée comme une activité économique comme une autre. Les denrées alimentaires ne sont pas des produits sur lesquels on peut spéculer sur des marchés déconnectés de toute réalité. Il est absurde d’encourager l’importation de produits qui ne répondent même pas aux critères de qualité imposés à nos fermiers. Il est scandaleux de laisser ces mêmes fermiers sous la férule des transformateurs et des prédateurs des grandes centrales d’achat, qui font du profit à la fois sur le dos des producteurs et sur celui des consommateurs.
Les timides ou vagues propositions du texte ne sont ni suffisantes, ni totalement satisfaisantes, mais elles ont au moins le mérite d’exister. C’est pourquoi nous avons voté pour.
Posté le 17 septembre 2009 | Catégorie : Europe, Interventions au Parlement Européen |
La proposition de résolution qui nous est présentée aujourd’hui est proprement hallucinante. Un pays est montré du doigt parce que son parlement démocratiquement élu est en train d’examiner une loi qui vise la protection des mineurs, comme dans la plupart des États membres, et qui veut notamment les protéger de toute propagande en faveur de l’homosexualité, de la bisexualité ou de la polygamie. Quoi de plus naturel, à l’égard des enfants? Eh bien, non, il paraît que c’est de la «discrimination», et toute l’Union se mobilise contre la pauvre Lituanie, «coupable» de prohiber le prosélytisme et d’encourager les valeurs familiales.
Ce qui est encore plus stupéfiant, c’est que le groupe PPE, qui se réclame théoriquement de la démocratie chrétienne et d’un certain nombre de valeurs morales, ait cosigné cette absurdité dont la gauche a eu l’initiative. Comme d’habitude, le droit des enfants n’est rien face aux pressions de certains lobbies . Il faut dire qu’en leur temps, certains membres de ce Parlement prônaient la pédophilie au nom de la liberté de tous et du droit de chacun, aussi jeune soit-il, à la sexualité. Cette résolution n’est pas seulement criminelle, elle est répugnante!
Posté le 16 septembre 2009 | Catégorie : Europe, Interventions au Parlement Européen |
Je fais partie, comme mes amis représentant les mouvements nationaux en Europe, des 219 députés qui ont voté contre M. Barroso. C’est un homme sympathique et cultivé, mais il est surtout le symbole de l’échec de l’Union européenne. Il n’a pas réussi à préserver nos économies et nos emplois de la concurrence mondiale déloyale; à aider les pays européens à sortir de la crise; à réformer le système financier pour brider la spéculation tous azimuts; à garantir la démocratie; à assurer l’indépendance alimentaire; ni à enrayer la désindustrialisation accélérée de nos pays.
Il n’a pas réussi, en un mot, à démontrer que l’Europe de Bruxelles est autre chose qu’une machine à broyer les nations et les peuples, à les appauvrir et à les asservir. À bien y regarder, l’élection de M. Barroso est, elle aussi, un symbole: celui de la manière dont cette Europe fonctionne. Que n’entendrait-on pas si, au lieu du président de la Commission, qui va influencer, par ses politiques, la vie de 500 millions d’Européens, c’était un chef d’État qui, bien que candidat unique, avait été élu avec à peine plus de la moitié des suffrages!
Posté le 15 septembre 2009 | Catégorie : Europe, Interventions au Parlement Européen |
Monsieur le Président, en tant que député non-inscrit, je m’exprime, bien sûr, en mon nom personnel, mais aussi au nom de certains de mes collègues, pas mes collègues néerlandais du PVV, mais mes collègues du Front national, du parti bulgare Attack, du parti autrichien FPÖ, du parti britannique British National Party , du parti hongrois Jobbik et du Vlaams Belang flamand.
Je voudrais dire, Monsieur le Président, que je ne doute pas un seul instant de la sincérité des propositions que vous avez formulées. En revanche, vous me permettrez de dire que je doute de leur réalisme.
Vous avez d’abord évoqué le problème de la crise économique. C’est un fait que des millions d’Européens voient leur patrimoine et leurs emplois menacés par les effets pervers d’une mondialisation qui les livre, pour le profit d’un petit nombre, à la concurrence déloyale de pays où les travailleurs sont exploités d’une façon cynique, ainsi qu’à la rapacité d’intérêts financiers apatrides. L’Union, malheureusement, n’a pas protégé les Européens de cette situation. Elle les y a, au contraire, précipités.
Deuxièmement, je voudrais peut-être appeler, de ma modeste position, mais exprimant les forces politiques dont M. Schulz a bien voulu reconnaître qu’elles étaient menaçantes pour les organisations traditionnelles – et je l’en remercie –, je voudrais appeler notre Assemblée, et vous-même, Monsieur le Président, à plus de modestie, à une certaine autolimitation dans nos compétences. Je suis intimement persuadé, en tant qu’Européen et en tant que chrétien, qu’un certain nombre des valeurs que nous portons sont des valeurs universelles. Je n’en suis que plus à l’aise pour dire avec force que nous ne sommes pas appelés à donner au monde des principes et des lois, d’autant plus qu’il existe pour cela des organisations, comme l’Organisation des Nations unies, d’autant plus qu’il y a beaucoup à faire en Europe même, où contre le droit à la vie, nous organisons l’élimination de nos propres enfants, où contre la liberté d’expression, nous faisons passer une dictature morale, médiatique, politique et judiciaire de ce que l’on appelle le «politiquement correct». Des formations politiques qui expriment comme les nôtres les souffrances et les espoirs de millions d’Européens sont discriminées, pourchassées, parfois même dissoutes, comme l’a été le Vlaams Blok en Belgique, scandale absolu qui n’a pas suscité la moindre protestation dans cette Assemblée. Si cela s’était passé en Afrique ou en Amérique latine, on aurait entendu, sans doute, un autre son de cloche.
Les députés non-inscrits que nous sommes n’ont pas les mêmes droits que les autres, c’est évident, et ils n’ont toujours pas, comme nous vous l’avons dit hier, de représentants à la Conférence des présidents.
Enfin, des millions d’Européens sont privés, par l’effet des modes de scrutin, de la possibilité d’être représentés dans les organes législatifs de leur pays, qui sont censés représenter le corps électoral dans sa diversité.
En conclusion, je voudrais exprimer le vœu que nous nous souvenions à chaque moment, dans toute notre action, que l’Europe est, dans l’histoire de l’humanité, l’espace qui a inventé la liberté des nations, que l’on ne trouve nulle part ailleurs, leur égale dignité, le respect de leurs compétences internes et le principe de non-ingérence, qui signifie que chacun est maître chez lui et sur son territoire. C’est un des grands apports de la civilisation européenne au patrimoine de l’humanité.
Posté le 14 septembre 2009 | Catégorie : Europe, Interventions au Parlement Européen |
Monsieur le Président, je serai extrêmement bref.
Il s’agit en réalité d’un rappel au règlement relativement à la Conférence des présidents qui, comme vous l’avez rappelé, Monsieur le Président, arrête l’ordre du jour.
Notre règlement prévoit que la Conférence des présidents est composée évidemment de vous-même, des présidents de groupe et aussi d’un représentant des non-inscrits.
À l’heure actuelle, le représentant des non-inscrits n’est pas encore désigné. Un certain nombre de députés non-inscrits vous ont écrit à ce sujet et sont tout à fait disponibles pour vous rencontrer.
Il serait heureux que vous provoquiez, Monsieur le Président, la réunion de tous les députés non-inscrits, pour que ceux-ci puissent, conformément au règlement, élire leur délégué à la Conférence des présidents, afin que celle-ci puisse prendre ses décisions au complet.
Posté le 4 septembre 2009 | Catégorie : Actualités, articles de presse |
Avec ses 3 000 adhérents et sympathisants, le Front national se met en ordre de marche pour les régionales, derrière Bruno Gollnisch. Ses 22 têtes de liste pour les élections de mars 2010 sont déjà investies, et partiront cet automne défendre la flamme de la « préférence régionale ». « Jean-Marie Le Pen avait annoncé qu’une crise grave allait arriver à cause des délocalisations et de l’ouverture des frontières… », prévient Dominique Martin, secrétaire départemental du Front national et conseiller de la région Rhônes-Alpes, lors d’une conférence de presse hier à Rumilly.
Le FN fustige plus que jamais PS et UMP. Les mettant dans le même panier. « En commission régionale, l’UMP vote toutes les propositions de Jean-Jack Queyranne », rapporte Marie Favre, conseillère régionale. « Avec l’argent du contribuable, ils se construisent un autel », renchérit le secrétaire. Lire la suite sur le site du « Dauphiné Libéré »