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| 14 mars 2005 |
COMMENTAIRE PAR BRUNO GOLLNISCH DE LA DECISION DISCIPLINAIRE DONT IL EST L’OBJET.
Doit-on perdre sa chaire ou aller en prison
pour dire que des questions historiques remontant à 60 ans relèvent
de l’examen des historiens ? Telle est la question que, mû
par je ne sais quel pressentiment, je posais lors de ma conférence
de presse du 11 octobre dernier. Que m’est-il reproché au juste ? Je ne le sais toujours pas ! D’avoir parlé des chambres à gaz ? Mais dois-je le répéter une fois de plus, je n’ai fait rigoureusement aucune espèce de « déclaration » sur les chambres à gaz malgré les mensonges que l’on continue à diffuser en boucle ; contrairement à M. Eric Conan, co-auteur d’un livre avec M. Rousso, qui a, lui, discuté dans l’Express, l’authenticité de celle d’Auschwitz, ou à Claude Lanzmann réalisateur du film Shoah, qui, sur Europe 1, avait déclaré à M. Michel Noir qu’il se trompait en affirmant qu’elles avaient fonctionné à Mauthausen, ou contrairement encore à M. Bedarida, prédécesseur de M. Rousso à la tête de l’Institut d’Histoire du Temps présent, qui, dans un article du Monde, divisait par quatre le nombre de morts jusque là admis à Auschwitz. Aucun de ceux-là n’a jamais été inquiété, et d’ailleurs je ne demande pas qu’ils le soient! De n’avoir pas fait de distinctions entre les divers camps de l’Allemagne Nationale Socialiste ? Mais, outre que je ne suis pas spécialiste, je l’ai faite d’entrée de jeu, puisque, à la question de M. Rivet-Paturel, journaliste du Progrès, j’ai répondu en lui demandant : « de quel camp parlez-vous ? » D’avoir dit que M. Rousso, historien estimable d’origine juive, aurait pu, de prime abord, paraître un écrivain engagé ? Mais M. Rousso est un auteur engagé ! Si un universitaire tenait dans les locaux de Lyon III un colloque intitulé « Rencontres contre le Parti Socialiste », on dirait qu’il est engagé ! Or, j’ai ici le programme d’un colloque organisé le 12 janvier 1991 dans l’amphithéâtre Richelieu, à la Sorbonne, à l’initiative de M. Cambadélis, intitulé « Rencontres contre le Front National », et auquel participait M. Rousso ! D’avoir « porté atteinte au crédit des historiens ? » Je ne l’ai évidemment point fait, me bornant à m’en remettre à leurs études. Il est donc absurde de m’imputer ce grief. Cette réserve ne peut bien sûr au contraire recevoir d’autre interprétation qu’un hommage à leurs compétences. Mais, en outre, si je l’avais fait, si j’avais critiqué les positions de tel ou tel historien, et même de tous les historiens, ce n’en serait pas moins mon droit le plus strict ! Mon droit d’homme politique, mon droit d’universitaire, et mon droit de citoyen. On voit par là d’ailleurs le caractère contradictoire des attaques portées contre moi par M. le Recteur Morvan, qui me reproche de m’être abstenu de prendre parti, déclinant ma compétence au profit des historiens spécialistes, et par d’autre comme le Président Lavorel ou par « Ciné Revue », qui me reprochent de m’être immiscé dans le travail de ces mêmes « historiens » Il faudrait savoir ! D’avoir dit qu’ils ne pouvaient pas se contenter de reprendre intégralement les actes de Nuremberg ? Et d’en avoir donné comme illustration le massacre de Katyn ? Mais l’écrivain et éditorialiste Jacques-Pierre Amette dans le journal le Point, 25 novembre 2004, page 56, a pu récemment déclarer, je le cite, « Avec le mur de Berlin tombé en novembre 1989 tombaient aussi les vérités simplistes du Tribunal de Nuremberg aussi bien que les slogans et le glacis idéologique soviétique», sans que personne ne s’en émeuve ! Et dans le Monde d’hier, vous pouvez lire la légitime protestation des députés polonais qui s’indignent à juste titre de ce que le Bureau du Parlement européen se refuse à commémorer le massacre de Katyn ! On touche là d’ailleurs au cœur du problème : le véritable scandale tient au fait que la lutte contre un prétendu négationnisme tend en réalité à en instaurer un autre : celui qui masque les crimes du communisme. Me reproche-t-on d’avoir critiqué la loi Gayssot ? Mais critiquer une loi, ce n’est pas l’enfreindre ! Et je me serais trouvé en bonne compagnie ! Dois-je vous rappeler que, lors de l’adoption de cette loi, 256 députés de l’opposition d’alors ont voté contre, parmi lesquels un certain Jacques Chirac, aujourd’hui, je crois, Président de la République, Pierre Mazeau, aujourd’hui Président du Conseil Constitutionnel, Jean-Louis Debré, aujourd’hui Président de l’Assemblée Nationale,…François Fillon, , aujourd’hui Ministre de l’Education, et Dominique Perben, aujourd’hui Ministre de la Justice ! Tous ces gens-là ont voté contre cette loi, et ont déclaré alors avec Jacques Toubon,…futur Ministre de la Justice & Garde des Sceaux, ami politique et prédécesseur du titulaire actuel, M. Perben :« Ce que vous êtes en train de faire, un certain Staline l’a fait » (J.O. des débats de l’Assemblée Nationale). Et quand ils sont au pouvoir, au lieu de préparer son abrogation, ils se targuent d’en faire une application particulière à leur adversaire politique que je suis ! Incidemment, dans cette action, transparaît l’attitude constante de la « droite » parlementaire, dans ce domaine comme dans tous les autres : reniement de ses convictions, et trahison de ses électeurs. Après l’adoption, de cette
loi, les critiques n’ont pas cessé. Voyez par exemple : Dans Le Monde, 21 mai 1996, « Contre
la loi Gayssot par Madeleine Rebérioux ». Dans le même sens, Mme Rebérioux a écrit un article dans la revue « L’Histoire » (N°138, novembre 1990) qu’il serait trop long de citer ici intégralement. Alain Griotteray, résistant indiscutable et de la première heure, dans le Figaro : « (.../...) L'autre loi Gayssot, immatérielle celle-là, présente l'intérêt supplémentaire d'être rétroactive : elle travaille à revisiter l'Histoire. Elle inspecte les écrits et les dires du temps jadis, se moque des anachronismes, et tranche du bien comme du mal. Au point d'instaurer une nouvelle morale bourgeoise, bien plus forte que la morale victorienne : les bons sentiments y règnent en maîtres, l'hypocrisie et la lâcheté aussi. » Pierre Vidal-Naquet : « J'ai toujours été absolument contre cette loi, avec d'ailleurs la grande majorité des historiens. Elle risque de nous ramener aux vérités d'État et de transformer des zéros intellectuels en martyrs. L'expérience soviétique a montré où menaient les vérités d'État. La loi de 1972 contre le racisme suffit amplement. » L’une des critiques les plus complètes, les plus justes, les plus acerbes et les plus récentes de la loi Gayssot se trouve dans le livre de M. Philippe Nemo, Qu’est-ce que l’Occident ? * (note 64 , pp. 143-144) publié en octobre 2004 aux Presses Universitaires de France…dont M. le recteur Morvan fait partie du Conseil de surveillance ! Avec nombre de juristes, d’universitaires
et d’hommes politiques dénonçant publiquement une
loi qu’ils qualifiaient parfois de « scélérate
», j’ai donc non seulement le droit en tant que citoyen, mais
encore le devoir en tant que parlementaire, d’en réclamer
l’abrogation. Rien ne tient donc, dans le procès qui m’est fait. La décision que me frappe est totalement illégale, contraire aux principes fondamentaux de notre droit, et à cette indépendance des professeurs d’université dont j’ai appris hier, à la lecture d’un article juridique, qu’elle constituait un principe constitutionnel commun aux diverses nations d’Europe. Six raisons péremptoires consacrent cette illégalité :
Il est à remarquer que cet article envisage d’une façon générale les activités d’expression politique. Il ne s’agit pas, des seules opinions exprimées dans l’enceinte d’une assemblée élective. La preuve en est que sont aussi protégées les opinions émises lors d’une campagne électorale. Or, je suis bien élu au Parlement européen, et à un conseil régional. Les réponses que j’ai faites à des journalistes lors d’un petit-déjeuner de presse dans ma permanence rentrent bien dans le cadre des opinions émises au cours du mandat. Elles ne pouvaient donc en aucune manière, aux termes de la loi, affecter ma carrière universitaire. B) Elle méconnaît les dispositions constitutionnelles et jurisprudentielles qui font qu’un professeur d’université, contrairement par exemple à un préfet, un diplomate, un magistrat, un policier, n’est pas tenu par l’obligation de réserve. C) Elle repose sur une obligation, d’ailleurs fort vague, de « tolérance et d’objectivité », que l’on n’a jamais invoquée contre ceux qui dans le passé transformaient leurs cours en séances d’endoctrinement marxiste, et qui, en tout état de cause, n’existe pour les enseignants et les chercheurs que dans l’exercice de leurs fonctions, selon les termes de l’article 57 de la loi du 26 janvier 1984 Or, je n’étais pas dans l’exercice des fonctions d’enseignant ni de chercheur lorsque, parlementaire et élu local, je répondais à des journalistes dans les locaux de ma permanence électorale ! D) Elle repose sur une instruction qui
a été exclusivement à charge, et qui comprend de
tous autres éléments que ceux qui visaient à l’établissement
des faits. C’est ainsi que la Commission d’Instruction a,
secrètement, recueilli les dépositions, pamphlets, libelles
contre moi d’organisation ou de personnalités notoirement
engagées à gauche telles que l’UEJF, l’UNEF,
l’association Hippocampe (sic) sans que l’on sache quelle
est la représentativité du groupuscule qui se cache derrière
cet animal hermaphrodite, le LAHRA, un « laboratoire d’historiens
» qui a produit un « Rapport d’expertise » (sic)
de mes propos sans même en vérifier la matérialité,
alors que, je le suppose, toute honte bue, ces historiens enseignent à
leurs étudiants de première année que le premier
devoir d’un historien digne de ce nom est d’aller aux sources
! E) En outre, il m’a été refusé, non seulement l’interrogatoire de témoins que j’avais fait citer, et dont les propos auraient pu être fort intéressants quant aux persécutions politiques dont cette université est l’objet depuis quinze ans, en l’occurrence les quatre derniers présidents de cette Université : MM. Roland, Goudet, Vialle, et Guyot. Mais aussi, ce qui est pour le coup totalement contraire aux droits de la défense, le contre-interrogatoire de certains témoins entendus hors de ma présence à l’instruction. Je rappelle que la jurisprudence de la Cour Européenne des droits de l’Homme est formelle quant au droit de contre-interroger les témoins, y compris en matière disciplinaire. Il s’agissait d’un des journalistes entendus, M.Fromentin, du recteur Morvan, et des « historiens » hostiles dont le rapport à charge figurait au dossier. F) Mais surtout la décision prétend
se fonder sur des considérants qui font référence,
à dix reprises, à ce qu'elle appelle mes "propos",
qu’elle se garde bien de citer ! Pas une fois en effet elle ne dit
quels ont été ces "propos". Comme je l’ai déclaré
dans un communiqué, j'ai donc été condamné
pour des propos. Mais quels ont été ces propos? Je ne le
sais toujours pas. Personne ne le sait. Mais mes juges nécessairement
le savent. Or ils ne les disent pas. A aucun moment ils ne les citent
précisément. Pourquoi ne les disent-ils pas? Or, là encore, la jurisprudence est formelle. Dans l’affaire Notin, le Conseil d’Etat, juge administratif suprême, avait cassé une décision du CNESER intervenue en matière disciplinaire, au motif que celle-ci se bornait à incriminer l’article publié par l’universitaire déféré devant lui, sans préciser exactement les passages de nature à justifier une sanction et sans qualifier chacun d’entre eux (Conseil d'Etat, 4 / 1 SSR, 1993-05-19, 125948, Publié au Recueil Lebon) : « Considérant qu'en se référant globalement à la publication de cet article signé par M. Notin, sans préciser ni analyser quels passages excédaient les limites de la liberté d'expression des enseignants-chercheurs et sans qualifier la nature et la gravité des fautes commises dans chaque cas par l'auteur, la décision attaquée est entachée d'une insuffisance de motivation, qu'elle doit, par suite, être annulée. » Or, cette décision particulièrement nette avait trait à une affaire dans laquelle pourtant la matérialité des propos (un article signé par son auteur) ne faisait l’objet d’aucun doute ni d’aucune discussion. A fortiori aurait-on du appliquer ce principe s’agissant de propos rapportés de façon généralement contradictoire par divers organes de presse, formellement contestés dans plusieurs cas, et ayant fait l’objet de mises au point, de droits de réponse, et même dans certains cas de procédures en diffamation. En réalité, il est d'autre
part dit explicitement que je suis condamné en fonction des réactions
de certains. Réactions de la presse, à la fois acteur et
témoin, réactions "d'autorités administratives"
ou d'organisations...qui sont depuis 20 ans mes adversaires politiques!
Ces procédés intellectuels justifieraient évidemment
n'importe quelle condamnation. Je n’ai pas la prétention absurde et ridicule de me comparer avec les victimes des procès illustres que je vais citer. Mais dans le mot procédé, il y a procès, et j’ai le droit de comparer les procédés de ces procès, qui se fondent, non sur les faits reprochés à l’accusé, mais en réalité sur les réactions qu’ils suscitent chez les adversaires de celui-ci. Car c’est en effet avec de telles
méthodes que l’on condamne par exemple Jésus de Nazareth
pour rébellion contre César, non à cause
de ce qu’il a fait, mais à cause des réactions
haineuses que sa prédication a suscitées chez les Pharisiens.
C’est ainsi que l’on condamne Jeanne d’Arc pour Sorcellerie
non à cause de ce qu’elle a fait, mais à cause
à cause des réactions
qu’elle a suscitées chez Anglais. C’est ainsi que l’on
condamne Galilée pour Hérésie non à
cause de ce qu’il a dit, mais à cause des réactions
qu’il a suscitées chez une partie des théologiens
romains. C’est ainsi que l’on condamne les victimes de la
terreur révolutionnaire, notamment ici à Lyon, pour Fanatisme,
non à cause de ce qu’ils ont fait, mais à cause à
cause des réactions que leur
absence d’enthousiasme a suscitées chez les plus sanguinaires
des Sans–culotte. C’est ainsi que l’on condamne le capitaine
Dreyfus pour Trahison, non à cause de ce qu’il a
fait, mais à cause des réactions
qu’a suscitées ce soupçon chez les Officiers d’Etat-Major
et des patriotes pourtant sincères. C’est ainsi qu’on
condamne, ou tout au moins on garde emprisonnés durant même
des années les malheureux accusés d’Outreau pour Pédophilie,
à cause des réactions
d’indignation que suscite l’imputation de ce crime chez les
honnêtes pères et mères de famille. C’est ainsi
que l’on condamne médiatiquement Dominique Baudis pour assassinat
et actes de barbarie, non à cause de ce qu’il a fait, mais
à cause du profit que ses adversaires politiques, ou Karl Zero
sur Canal Plus, pensent pouvoir tirer de l’exploitation de ce scandale.
DEGRADATION DES LIBERTES Bien au-delà de mon cas personnel, le problème posé par cette affaire est de savoir si nous sommes encore un Etat de droit et de liberté. Il ne s’agit d’ailleurs pas seulement de la liberté de recherche, ni de la liberté d’expression, ni d’une façon générale des droits des universitaires, mais aussi des droits des parlementaires. En effet, si un parlementaire, qu’il soit universitaire, salarié, ouvrier ou chef d’entreprise, membre d’une profession libérale ou autre, peut être atteint professionnellement en raison de ce qu’il a dit dans l’exercice de ses fonctions politiques, que reste-t-il de son indépendance ? Imagine-t-on un député avocat sanctionné par le Conseil de l’Ordre parce que, comme c’est son devoir, il a critiqué le fonctionnement de la justice, ou un député médecin interdit d’exercer parce qu’il a émis des propos « politiquement incorrects » sur le déficit de la sécurité sociale ou le scandale du sang contaminé ? Certes, un député n’est pas au-dessus des lois, et si, en dehors de l’hémicycle, il commet l’injure ou la diffamation, il peut avoir à en rendre compte. Mais il ne saurait en rendre compte que devant les juridictions de l’ordre judiciaire, et non pas dans sa profession. Ce sont bien les fondements même du régime représentatif qui sont en cause dans cette affaire sans précédent. LA SOTTISE SE MELE A L’ODIEUX J’entends bien que des cris de joie
ont « salué » cette décision inique.
Ils n’ont pas manqué, depuis le recteur Morvan « Ne
boudons pas notre plaisir » (sic), jusqu’à l’inévitable
et mesquin Raphaël Ruffier de Lyon Capitale. . On a aussi écrit que j’étais
accablé. Il en faudrait plus ! Je suis seulement affecté,
c’est vrai. Affecté : M. Morvan à même eu à ce sujet dans Lyon Capitale ce mot admirable :« La virginité, ça se conquiert au fil des actes » (sic). Je pensais pour ma part au contraire qu’elle se perdait plutôt de cette manière… Je suis donc dans l’état d’esprit du célèbre poème de Rudyard Kipling « Si tu peux… » que ma mère, dans sa traduction française par André Maurois, je crois, avait affichée dans ma chambre d’enfant. Puisque le recteur Morvan est à l’origine un angliciste (c’est même, figurez-vous un spécialiste de la tolérance dans la littérature anglaise !) je lui dédie ce poème, mais dans sa version originale : « …If you can bear to
hear the truth you’ve spoken En lui laissant le soin de déterminer qui sont les knaves et qui sont les fools… Affecté mais pas abattu, je ne me tairai pas : comme l’a très bien dit une de mes collègues FN du Conseil Régional après sa condamnation « pour nous faire taire, il faudra nous fusiller ». Avec d’autres, je vais entreprendre de dénoncer ce système odieux qui pervertit les exigences légitimes de la mémoire des souffrances passées, pour en faire une arme d’oppression politique, morale, judiciaire, et financière. Je ne cèderai pas à la tentation, qui pourrait me saisir, de partir dispenser mon enseignement à l’étranger, comme me l’ont déjà proposé trois universités étrangères. Je vais donc me battre de plus fort : a) Je fais appel de cette décision
au CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur Et
de la Recherche). Sans trop d’illusion, compte tenu de la composition
syndicale, donc politisée, de cet organisme, qui m’avait
en octobre, dans un communiqué, condamné sans même
m’entendre…Eh bien, ils vont m’entendre ! Enfin, sur le plan politique, je fais campagne avec une ardeur renouvelée et une totale disponibilité contre la Constitution européenne, l’adhésion de la Turquie, et la directive Bolkenstein, qui détruirait dans notre pays ce qu’il reste de services publics. J’espère en un sursaut
de notre peuple contre ce système de mensonge et d’oppression. Outre de nombreux articles, il a publié quelques ouvrages très remarqués de philosophie : "L'homme structural", "La matière, cette inconnue" (en collaboration avec le prix Nobel de physique Alfred Kastler), "Job et l'excès du mal", "Éthique et infini" (avec Emmanuel Lévinas), "La Société de droit selon F.A. Hayek", et, sur l’ensignement : "Pourquoi ont-ils tué Jules Ferry ?" ; "Le Chaos pédagogique" Il a publié ces dernières années les deux premiers tomes d'un ouvrage monumental en trois volumes sur l'histoire des civilisations. |