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Mercredi
8 novembre 2006
Texte
extrait de l'édition du 8 novembre de
Français d'Abord Quotidien, rédigée par Georges
Moreau
Au nom d'une loi soviétique...
...
a débuté mardi matin devant le tribunal correctionnel
de Lyon - le procès devrait durer deux jours - la comparution
de Bruno Gollnisch consécutive à sa conférence
de presse du 11 octobre 2004. A cette occasion il s’était
prononcé, au détour d’une question posée
par un journaliste, en faveur de la liberté de recherche
historique et contre la loi Gayssot. Rejet d’une loi soviétique
qui fait tâche d’huile puisque 440 historiens de tous
bords ont signé la pétition « liberté
pour l’histoire » lancée le 12 décembre
2005 pour son abrogation. Ce qui fut d’ailleurs rappelé
au procès de Bruno Gollnisch devant le CNESER (instance
disciplinaire universitaire), qui a confirmé sa radiation
pour cinq ans de sa fonction de professeur de civilisation japonaise
à l'université Lyon III (FDA Quotidien du 23/05/2006)...
La phrase qui vaut au Délégué général
de se retrouver devant les tribunaux est la suivante : «
Sur le nombre de morts (dans les camps nazis pendant la seconde
guerre mondiale) et sur la façon dont ils sont morts, les
historiens ont le droit d'en discuter ». « C’est
aux historiens spécialistes de le déterminer ».
« Ma phrase » précise Bruno Gollnisch «
ne portait pas sur l’existence des chambres à gaz
en général, mais répondait à une question
posée sur la différence entre camps de concentration
et camps d’extermination ».
Pour
la liberté d’expression
«
Je confirme mes propos de l'époque » a déclaré
Bruno Gollnisch lundi « mais pas ce que l'on m'a fait dire.
Il n'y a absolument rien de répréhensible dans ces
propos et je suis poursuivi pour avoir dit exactement la même
chose que Jacques Chirac, à savoir que ce n'est pas au
législateur de dire l'Histoire », a-t-il dit aux
journalistes. « Je n'attends rien de ce procès, je
trouve absolument scandaleux qu'on utilise l'appareil de la police
et de la justice dans une affaire de liberté d'expression
». Poursuivi par les officines habituelles pour une fois
au coude à coude – Licra, Mrap, SOS racisme…-,
le dirigeant frontiste encourt une peine d'un an de prison et
45.000 euros d'amende. De son côté, le comité
de soutien à Bruno Gollnisch a appelé à «
l’arrêt des procédures » à son
encontre, « sa réintégration à l’Université
», « l’abrogation des lois mémorielles
», « la restauration d’une pleine et entière
liberté d’expression ». Dans un tract distribué
aux abords du tribunal par la centaine de patriotes qui étaient
venus soutenir Bruno Gollnisch mardi matin, il est rappelé
qu’ « une enquête de la Brigade criminelle (!)
a innocenté le dirigeant frontiste. Perben, l’inefficace
ministre de la justice (…) qui brigue maintenant la Mairie
de Lyon, a personnellement ordonné qu’il soit poursuivi.
Et le Parquet est contraint de cacher le document dans lequel
il reconnaissait l’innocence de Gollnisch ! Le juge d’instruction,
vice-Président du tribunal de Lyon a pris une ordonnance
très motivée de non-lieu en sa faveur, et renvoyé
ses insulteurs en correctionnelle pour diffamation. On retarde
le procès de ces diffamateurs ! Après le non-lieu,
la Cour d’Appel a ordonné un supplément d’instruction.
Là c’est le contraire : on veut juger Gollnisch sans
attendre la fin de l’instruction ! ». Une centaine
de juristes français et européens ont également
apporté leur soutien à Bruno Gollnisch.
Georges MOREAU
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