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DISCOURS DE PRÉSENTATION DU GROUPE
"Identité-Tradition-souveraineté"
Bruno
Gollnisch, Président du groupe ITS
Monsieur
le Président, un président s'en va, un nouveau groupe
arrive, le groupe Identité-Tradition-Souveraineté.
Je
voudrais, en commençant, remercier les patriotes roumains,
bulgares, flamands, italiens, autrichiens, britanniques, et bien
sûr français, qui nous ont permis de constituer ce
groupe, en attendant, j'espère, l'arrivée d'autres
députés courageux et lucides. J'adresse également
mes félicitations personnelles à notre collègue
Daul pour son élection.
Avec
ce groupe, nous aurons davantage de visibilité, de moyens,
de pouvoirs au sein de cette institution et nous serons les porte-parole
de ces dizaines de millions d'Européens, vingt-trois millions
selon mes calculs, qui sans nous ne seraient pas représentés
ici, au Parlement européen.
Les
forces nationales sont l'avenir de l'Europe, la vraie, celle des
peuples et des nations souveraines, celle des identités
et des traditions, comme l'indique notre groupe. À titre
d'exemple, dans les cinq dernières années, trois
patriotes sont arrivés en finale de l'élection présidentielle
dans leurs pays respectifs: M. Siderov en Bulgarie, M. Tudor en
Roumanie, M. Le Pen en France, et ce n'est encore qu'un début.
C'est vous dire le poids politique qui est le nôtre, à
l'Est comme à l'Ouest de l'Europe.
Permettez-moi,
Monsieur le Président, de saluer au moins à la fin
de votre présidence, bien que vous ayez parfois pu être
abusé par des calomnies qui couraient sur le compte de
tel ou tel d'entre nous, le fait que vous ayez de façon
parfaitement correcte interprété, et le règlement,
et la déclaration de groupe que nous avons faite, et que
vous ayez, dans l'exercice de votre fonction présidentielle,
résisté aux demandes qui vous étaient faites
et que je trouve tristement totalitaires. En quoi en effet, mes
chers collègues, est-il anormal qu'en démocratie,
des parlementaires se regroupent pour faire valoir leurs idées
et pour défendre leurs opinions, celles sur lesquelles
les électeurs les ont désignés et celles
qu'ils veulent entendre?
Je
trouve extrêmement regrettable la confusion des genres et
l'espèce de collusion qui existe entre les deux forces
principales de cette Assemblée, qui sont opposées
devant les électeurs, qui présentent des programmes
différents, que l'on croit rivales et concurrentes et qui
s'entendent aussi bien pour la désignation du Président
que pour exclure telle ou telle minorité qui ne se trouveraient
pas en accord avec leurs opinions dominantes.
Un
mot, Monsieur le Président, sur le bilan. Le Parlement,
certes, s'est affirmé à l'égard du Conseil
et de la Commission en modifiant profondément la directive
sur les services avec le rapport Gebhart, ou la directive REACH.
Je regrette que dans ce que l'on appelle le triangle institutionnel,
il ait refusé l'investiture du commissaire italien Buttiglione,
cette véritable chasse aux sorcières intellectuelle
et morale n'était, je le crois, pas digne de notre Assemblée.
Par contre, la majorité de ce Parlement a subi un certain
nombre de revers, en particulier en ce qui concerne la constitution
européenne, rejetée dans sa rédaction par
les peuples français et néerlandais. Je souhaite
que l'on tienne compte de ce rejet.
Que
se passera-t-il au deuxième semestre 2008, sous la présidence
française, c'est-à-dire sous la présidence,
peut-être, de Jean-Marie Le Pen, comme nous l'espérons
tous?
(S'adressant
à MM. Schultz et Cohn-Bendit qui l'interpellent)
Eh
oui, on a vu des choses plus surprenantes, Monsieur Schultz, dans
l'histoire. Monsieur Cohn-Bendit, on vous a même vu devenir
député européen.
Quelle
sera la politique énergétique de l'Europe? Quelle
sera sa politique migratoire? Quelle sera la politique de Bruxelles
sur la libéralisation des services publics? Sur toutes
ces questions, bien sûr, et sur beaucoup d'autres, nous
serons présents. Rassurez-vous, mes chers collègues,
rassurez-vous, Monsieur le Président, nous serons la mauvaise
conscience de ce Parlement européen, son censeur vigilant,
le défenseur inlassable des peuples et des nations européennes
qui ont fait la grandeur de notre continent et de notre civilisation.
(Applaudissements)
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