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Les « idées du FN en recul » ? Pas si sûr !

Posté le 15 janvier 2010  |   Catégorie : Actualités |  Bookmark and Share

« Divine surprise » du dernier sondage TNS-Sofres Logica pour Le Monde et France 2 : « l’adhésion des Français aux idées défendues par le FN (aurait) nettement décru en trois ans ». En contrepartie ( ?), les Français seraient nettement moins nombreux à considérer que le FN et son président « représentent un danger » (sic): 52% contre 65% fin 2006. Ce taux est le plus bas depuis 2000.

D’après cette enquête seulement un Français sur cinq (18%,(- 8 points par rapport à décembre 2006) se dit d’accord globalement avec les idées de Jean-Marie Le Pen, 77% en désaccord. 18% approuvent les prises de position du Président du FN sur les immigrés , 23% sur les thèmes de la sécurité et de la justice. Lire la suite

Mesures restrictives contre certaines organisations

Posté le 16 décembre 2009  |   Catégorie : Europe, Interventions au Parlement Européen |  Bookmark and Share

La résolution de ce Parlement oscille en permanence entre la nécessité de prendre certaines mesures à l’encontre des organisations terroristes ou des États qui les soutiennent, comme le gel de leurs avoirs, ou des sanctions diplomatiques et économiques, etc. et le respect des droits des individus et organisations à se défendre contre de telles accusations et sanctions.

À l’évidence, ce Parlement a choisi de privilégier les droits des suspects face à la défense des nations. Mais si les démocraties ne peuvent effectivement combattre le terrorisme en niant leurs propres valeurs, elles ne peuvent pas non plus se permettre de donner l’impression du laxisme et de la faiblesse. Je crains que ce ne soit exactement ce que cette résolution soit en train de faire. C’est pourquoi, au-delà des aspects institutionnels, nous avons voté contre.

Espace de liberté, de sécurité et de justice

Posté le 25 novembre 2009  |   Catégorie : Europe, Interventions au Parlement Européen |  Bookmark and Share

Monsieur le Président, comme il a été dit, ce rapport présente deux sujets d’inquiétude.

Le premier, c’est son optique très nettement immigrationniste. Le deuxième n’est pas révélé par la teneur du rapport ni des conclusions. Il nous a été connu simplement par les intentions de M. le commissaire Barrot: c’est la criminalisation de la liberté d’expression, de recherche et de pensée.

Il y a, à l’heure actuelle, dans beaucoup de pays européens, des gens qui sont poursuivis, qui sont arrêtés, qui sont lourdement condamnés, qui sont détenus, simplement parce qu’ils veulent exercer un point de vue critique, soit sur l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale, par exemple, ou l’histoire contemporaine, soit à propos du phénomène de l’immigration. Ce droit leur est dénié et ils sont frappés de très lourdes sanctions. C’est un grand motif d’inquiétude car c’est tout à fait contraire au génie européen.

Europol et coopération judiciaire

Posté le 24 novembre 2009  |   Catégorie : Europe, Interventions au Parlement Européen |  Bookmark and Share

Si nous avons voté contre le rejet de cette série de rapports de la commission des libertés civiles, ce n’est pas à cause du contenu des propositions réglementaires concernées, qui portent sur Europol et d’autres activités de police judiciaire, mais pour une question de forme. En effet, le seul motif pour lequel la majorité de ce Parlement veut renvoyer ces rapports en commission est d’attendre l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Celui-ci fera passer ces matières sous le processus législatif ordinaire, ce qui signifie égalité entre Parlement et Conseil au niveau législatif, initiative exclusive de la Commission de Bruxelles et, pire, compétence de la Cour de justice européenne.

Pour nous, cela n’est pas acceptable. Dans le monde sans frontières que vous avez créé, et dont profitent pleinement criminels, migrants illégaux et trafiquants, la coopération policière est indispensable. Mais elle doit rester, essentiellement, du domaine de la coopération intergouvernementale.

Coopération judiciaire avec le Danemark

Posté le 24 novembre 2009  |   Catégorie : Europe, Interventions au Parlement Européen |  Bookmark and Share

Je dois avouer que j’ai découvert quelque-chose avec ces deux rapports de Mme Geringer de Oedenberg: j’ai découvert que les pays qui avaient choisi de ne pas participer à la coopération judiciaire en matière civile avaient cependant également perdu leur souveraineté.

En effet, le Danemark, qui a su négocier une exemption, mais qui a aussi souhaité, souverainement, conclure un traité avec la Communauté pour participer à certains aspects de cette coopération, se voit aujourd’hui obligé d’obtenir l’accord de la Commission pour conclure de nouveaux accords internationaux de même type avec des tiers! C’est dire qu’il a perdu son droit de décider en toute indépendance d’une partie de ses relations extérieures.

Si, intellectuellement, je peux comprendre qu’il faut une cohérence intra- et extra-communautaire dans l’élaboration de cette coopération, j’ai en revanche plus de difficulté à accepter la compétence exclusive de la Commission pour ce genre de traités internationaux, sa tutelle, même partielle, de la capacité d’un État à conclure des traités, et davantage encore la primauté du droit européen sur tout autre.

Si nous avons voté ces rapports, c’est uniquement parce qu’il n’y a pas de raison d’empêcher le Danemark de conclure les accords qu’il souhaite, et pas beaucoup de moyens de faire autrement dans l’état actuel des choses.

Système d’information Schengen

Posté le 22 octobre 2009  |   Catégorie : Europe, Interventions au Parlement Européen |  Bookmark and Share

Monsieur le Président, mes chers collègues, Le fait que les frontières intérieures de l’Union européenne soient abolies sans que parallèlement, et même préalablement, le contrôle des frontières extérieures n’ait été renforcé et les instruments de sécurité initialement prévus, pourtant minimaux, ne soient totalement opérationnels pose un vrai problème. Soumis au principe de réalité, nous ne nous opposerons pas à cette résolution qui s’inquiète des retards pris par les nouveaux systèmes d’échanges d’informations en matière criminelle et de visas. Mais en fait, tout cela n’est qu’un faux problème : le vrai problème, c’est Schengen lui même, ses pseudo-acquis désormais inclus dans les traités, et les politiques menées par Bruxelles en matière de visas, en matière d’immigration, en matière de circulation des personnes…

Et aujourd’hui, l’immigration légale et clandestine déferle sur l’Europe, l’insécurité, de plus en plus violente, explose, parce que les nations ont été dépouillées du droit de contrôler leurs propres frontières. Schengen a favorisé l’essor de la criminalité transfrontalière et des flux illégaux d’hommes et de produits eux-mêmes plus ou moins licites, sans vrai bénéfice pour les Européens. Alors, au moins, tant que ces systèmes ne sont pas opérationnels, faites jouer la clause de sauvegarde et rétablissez les contrôles !